CAISSE D'EPARGNE RHÔNE-ALPES
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EXPOSITION «ÉPOUVANTAILS, un art éphémère» par HANS SILVESTER

EXPOSITION «ÉPOUVANTAILS, un art éphémère» par HANS SILVESTER

« Oh la vie sainte des épouvantails! leur coeur troué par les balles du soleil! »
Christian Bobin in La grande vie.

Retrouvez les oeuvres de Hans Silvester à la galerie et chez les commerçants :
- Histoire d’Homme - 2, rue des Vieux Thononais
- Oscar’shoes - 4, rue des Vieux Thononais
- Uncle Beans - 6, rue des Vieux Thononais
- SI (Sélection Inspirée) - 10, square A. Briand
- Les Hédonistes - 11, rue Vallon
- Bloom bloom - 11, rue Vallon
- Chaumontet & co - 20, rue Vallon
- Librairie Birmann - 7, rue des Arts
- Optique Brechotte - 39, Grande Rue
- Fromagerie Boujon - 7, rue Saint Sébastien
- Boutique Pomme - 12, rue des Granges
- Boutique Andréa - 3, rue des Ursules
- Angélique Buisson - 1, avenue du Léman
- Les Allobroges - 60, Grande Rue
- Brasserie du Général - 1, place du Château
- Les Cochonneries du Général - 68, Grande Rue
- Office de Tourisme - 2 rue Michaud


Hans et les épouvantails
En 1960, Hans Silvester découvre dans une Provence qui ressemblait à un immense jardin, la beauté de ces silhouettes fantomatiques qui peuplaient alors les champs entre Luberon et monts de Vaucluse. Faits de bric et de broc par la femme et les enfants des paysans, les épouvantails servaient à assurer la pérennité des semailles et la bonne marche des récoltes, ces deux moments clés de la vie agricole. Le mot « épouvantail », formé au XIIIe siècle, dérive du latin expaventare, « apeurer, jeter la panique ». L’objet était donc littéralement destiné à créer l’épouvante. Fasciné par ces effigies dépenaillées, vraies formes d’art brut, Hans Silvester a voulu en garder la mémoire photographique tout en liant un contact avec les fermiers du lieu, qui au premier abord se montrèrent assez méfiants, puis furent amusés par cet intérêt surprenant. À sa grande surprise, tous lui confièrent qu’ils ne croyaient pas vraiment à une réelle efficacité de ces épouvantails, car il arrivait que les oiseaux les prennent pour perchoir. L’acte de créer ces effigies, surtout masculines, rarement féminines, revenait en quelque sorte à poser un geste magique, à rendre tangible un symbole de défense et d’appropriation. Une façon emblématique de marquer le territoire signifiant aux oiseaux comme aux autres animaux, bien plus nombreux qu’aujourd’hui : «attention cette terre appartient à l’homme et il n’est peut-être pas loin avec son fusil !»


Le photographe fut attiré par le caractère éphémère de ces créations composites, assemblages de débris divers couverts de haillons : « Aucun des épouvantails existant dans ce livre n’existe encore... » Cet art, qui ne se voulait pas comme tel et que les citadins ont, depuis, qualifié de « populaire », l’envoûtait par ses infinies variations autour de la structure de base, en croix, des bras et des jambes. Que ce soit dans les formes, dans les matériaux employés – corps de paille ou de végétaux, vieux vêtements, bouts de bois, ustensiles divers, chapeaux (très important le galurin !) – ou dans l’expression des visages, peu marquée en Occident, il s’y révélait une fantaisie incroyable, un art spontané et riche de sens. Dans ses pérégrina-tions, en France, en Europe, au Japon, au Maroc et en Afrique, Hans a photographié plusieurs centaines d’épouvantails qui, en même temps que des myriades d’oiseaux, ont peu à peu disparu de nos campagnes. Partout les réformes agraires et la diminution de la faune ont tué ces créations, sauf dans des endroits reculés comme chez les Bench en Éthiopie, une tribu importante de 150 000 personnes environ, qui vivent en pleine montagne : sédentaires, ils ne cultivent aucun champ plat, mais de multiples parcelles en pente.
[...]
Ce texte, miroir de nos conversations amicales dans son atelier, veut rendre hommage à cet immense artiste et à cet authentique militant d’une écologie responsable qui, à quatre-vingts ans passés, continue de chercher l’émerveillement...
- Marc de Smedt
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Horaires

Du 17/10 au 05/12/2020, tous les jeudis, vendredis et samedis de 10h30 à 19h.
VERNISSAGE SAMEDI 17 octobre à partir de 16 h puis rencontre avec HANS SILVESTER, samedi 17 octobre au bar Uncle Beans, rue des vieux thononais de 18 à 20 h.

Tarif

Accès libre.

Plan d'accès

Itinéraire

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Information mise à jour le 15/10/2020
Auteur : Office de Tourisme de Thonon-les-Bains
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